Le savais-tu?
La violence contre les femmes est encore un problème sérieux dans notre société
- Cinquante-et-un pourcent des Canadiennes de plus de 16 ans ont été victimes d’une agression physique ou sexuelle.
- Quatre femmes sur dix qui ont vécu une situation d’agression disent que leurs enfants en ont été témoins. (Fitzgerald, 1999)
- Selon une étude menée à Calgary en 1998, les jeunes hommes gais et bisexuels de 18 à 27 ans sont 14 fois plus à risque de tenter de se suicider que les jeunes hétérosexuels du même âge. (Bagley et Tremblay, 1997)
- Une Canadienne sur trois de moins de 16 ans déclare avoir vécu au moins une expérience d’agression sexuelle (Mesures de la violence faite aux femmes, Statistiques Canada, 2006).
- Certains groupes vulnérables qui subissent de la violence et qui sont isolés, comme les femmes et les enfants immigrants et autochtones, sont souvent stéréotypés comme ayant des « problèmes culturels ou religieux » sans tenir compte du contexte social plus élargi. (adapté de l’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes (AOcVF),
Les hommes canadiens veulent faire partie de la solution
- Selon une enquête menée aux Canada, 73 % des répondants (tous des hommes) croient en leur capacité d’avoir une répercussion positive en agissant directement pour mettre fin à la violence.
- Selon une étude américaine, 68 % des répondants disent avoir parlé avec leur fils au sujet des relations saines et égalitaires.
- Soixante-douze pour cent des hommes qui ont participé à une étude menée aux États-Unis ont répondu croire que les employeurs devraient fournir des ressources à leurs employées et employés pour qu’elles et ils puissent parler de l’importance des relations saines et égalitaires avec leurs enfants.
- Les trois quarts des hommes qui ont répondu à un sondage pancanadien disent qu’il est important de ne pas rester silencieux au sujet de la violence et de l’agression contre les femmes et d’en parler franchement. (CRB/Pollara, 2005)
- La moitié des hommes qui ont répondu à un sondage pancanadien en 2005, ont exprimé leur opposition à l’utilisation d’un langage sexiste par un autre homme. (CRB/ Pollara, 2005)
- Selon un sondage mené en 2002, 66 % des hommes canadiens croient que les hommes ne sont pas assez actifs pour mettre fin à l’agression contre les femmes. (Environics Research Group, 2002)
- Selon 69 % des hommes sondés en 2002, les décideurs politiques devraient donner la priorité à la création et à la mise en place de programmes en milieu scolaire qui font la promotion des relations saines et égalitaires. (Environics Research Group, 2002)
- Quatre-vingt-sept pour cent des hommes canadiens sondés en 2002 croient que les organismes de femmes et ceux traitant du problème de la violence contre les femmes devraient recevoir davantage de fonds publics. (Environics Research Group, 2002)
- Soixante-deux pour cent des hommes canadiens sondés en 2002 ont exprimé l’importance de sensibiliser les hommes à ne pas rester silencieux et à parler franchement de la violence contre les femmes. (Environics Research Group, 2002)
Le moment de changer est venu
- Pour chaque fille dégoûtée d’être perçue comme faible quand en réalité elle est forte, il y a un gars dégoûté d’avoir à paraître fort quand il se sent vulnérable. (www.crimethinc.com)
- Pour chaque garçon qui supporte le fardeau des attentes à l’effet qu’il doit tout savoir, il y a une fille qui voudrait qu’on se fie à son intelligence. (www.crimethinc.com)
- Pour chaque fille qui en a assez d’être vue comme étant trop sensible, il y a un garçon qui a peur de pleurer ou d’être perçu comme étant trop doux. (www.crimethinc.com)
- Pour chaque garçon dont la compétition est la seule façon de prouver sa masculinité, il y a une fille qui se fait reprocher de ne pas être assez féminine parce qu’elle est compétitive. (www.crimethinc.com)
- Pour chaque fille qui jette son ensemble de cuisine jouet à la poubelle, il y un garçon qui espère en trouver un. (www.crimethinc.com)
- Pour chaque garçon qui veut enrayer les publicités qui tentent de contrôler ses émotions, il y a une fille qui doit faire face à une industrie médiatique qui attaque son estime de soi. (www.crimethinc.com)
- Pour chaque fille qui prend un pas vers sa libération sociale à titre de femme, il y a un garçon pour qui le trajet vers la liberté de vivre ses émotions est un peu plus facile. (www.crimethinc.com)
- Le féminisme cherche à analyser les conditions dans lesquelles vivent les femmes et à mettre en valeur leurs vécus et leurs expériences. (Parini, 2006)
- Il est fondamental d’avoir des modèles et des repères positifs et diversifiés d’hommes dans le système scolaire pour construire l’identité personnelle des enfants, garçons et filles. (Lajoie, 2003).
- En 2004, des élèves (garçons et filles) représentant différentes régions de la province ont déclaré, dans la Charte des droits des élèves franco-ontarienne, que les garçons font partie de la solution pour assurer les droits des jeunes femmes dans leurs milieux.
Tu peux faire beaucoup de choses pour contribuer au changement :
- Pour réduire la vulnérabilité des autres, le premier pas à franchir est de reconnaître qu’en tant qu’hommes, nous avons des privilèges sociaux, et que comme adultes nous avons un pouvoir physique sur d’autres groupes de la société. (adapté de « The Male Privilege Checklist dans http://www.amptoons.com/blog/the-male-privilege-checklist/)
- Les trois choses à dire lorsqu’une personne dévoile être victime d’une agression sont : « Je te crois; Ce n’est pas de ta faute; Nous pouvons trouver de l’aide ».
- Le 25 novembre est la Journée internationale de l’éradication de la violence contre les femmes.
- Le 8 mars est la Journée internationale de la femme.
- Le 6 décembre est la Journée de commémoration nationale et d’action nationale contre la violence faite aux femmes.
- Pour montrer à ton garçon un comportement non menaçant au sein de ta relation avec ta conjointe ou ton conjoint tu peux agir et parler de façon à ce que l’autre se sente en sécurité et à l’aise. (adapté de « La roue de l’égalité » du Domestic Abuse Intervention Project, 1990)
- Pour montrer à ton garçon le respect dans ta relation intime, tu peux écouter ta conjointe ou ton conjoint sans porter de jugement. Tu peux t’efforcer de comprendre l’autre quand elle ou il te parle et valoriser ses opinions. (adapté de « La roue de l’égalité » du Domestic Abuse Intervention Project, 1990)
- Pour montrer à ton garçon la confiance et l’appui dans une relation, tu peux soutenir les objectifs que se fixent ta conjointe ou ton conjoint et respecter son droit à ses propres sentiments, à ses activités, à ses amitiés et à ses opinions. (adapté de « La roue de l’égalité » du Domestic Abuse Intervention Project, 1990)
- Pour montrer à ton garçon la franchise et la responsabilité dans ta relation intime, tu peux te responsabiliser et admettre que tu peux te tromper parfois. Tu peux aussi communiquer ouvertement et franchement avec ta conjointe ou ton conjoint. (adapté de « La roue de l’égalité » du Domestic Abuse Intervention Project, 1990)
- Pour montrer à ton garçon que tu es engagé comme parent, tu peux partager les responsabilités familiales et être un modèle de non violence dans ta relation intime. (adapté de « La roue de l’égalité » du Domestic Abuse Intervention Project, 1990)
- Pour montrer à ton garçon la responsabilité partagée dans ta relation intime, tu peux partager le travail équitablement à la maison et prendre les décisions qui concernent la famille avec ta conjointe ou ton conjoint. (adapté de « La roue de l’égalité » du Domestic Abuse Intervention Project, 1990)
- Pour montrer à ton garçon le partenariat économique équitable dans ta relation intime, tu peux prendre des décisions financières avec ta conjointe ou ton conjoint qui avantagent les deux. (adapté de « La roue de l’égalité » du Domestic Abuse Intervention Project, 1990)
- Pour montrer à ton garçon la franchise et la négociation lors de conflits avec ta conjointe ou ton conjoint, tu peux chercher des solutions satisfaisantes et accepter les changements et les compromis. (adapté de « La roue de l’égalité » du Domestic Abuse Intervention Project, 1990)
- L’on peut mieux garantir les droits fondamentaux des femmes tout simplement en partageant davantage les responsabilités dans le foyer, incluant le soin des enfants et la contribution au revenu familial. Le simple fait de partager davantage les tâches ménagères constitue un pas vers l’égalité sociale des sexes. (Barker, 2004)
- Les hommes améliorent leur propre bien-être affectif en prenant soin de leurs enfants. En permettant aux hommes d’être plus présents dans la vie de leurs enfants, on démolit et remet en question la définition restreinte du rôle de l’homme dans la société. Plus les hommes prennent part à la vie de leurs enfants, plus ils augmentent leur capacité à faire preuve d’empathie et à exprimer sainement leur sentiments (Barker, 2004).
- Selon certaines études menées en Occident, la participation positive du père dans la vie de ses fils favorise une attitude positive envers l’égalité des sexes. Une étude menée au Brésil démontre que les modèles accessibles masculins jouent un rôle important dans le développement de la perception des jeunes hommes envers l’égalité des sexes. (Barker, 2001)
